Lettre du pasteur mai 2026

Halte à la pollution intérieure !

Saviez-vous que chaque jour, nous respirons en moyenne 15 000 litres d’air ? L’air pur est le carburant invisible de la vie. Pourtant, cet air est menacé. Gaz d’échappement, fumées industrielles, pesticides… nos activités humaines saturent l’atmosphère de substances nocives. Pour protéger nos poumons, nous filtrons, nous épurons, nous cherchons le silence contre la pollution sonore. Nous érigeons des murs pour préserver notre repos.

Mais qu’en est-il de notre « air intérieur » ?

Tout comme l’atmosphère, notre esprit subit une pollution constante. Ces substances toxiques s’insinuent par nos sens et s’accumulent en nous :

  • Les images impures qui saturent notre imaginaire.
  • Les paroles amères que l’on garde et que l’on rumine.
  • Le « smog » (brouillard polluant chargé en particules) spirituel : les regrets, les rancunes et les doutes qui obscurcissent notre horizon et étouffent notre paix.

En ce mois où nous célébrons la Pentecôte, nous nous rappelons que Dieu n’est pas seulement un spectateur de notre étouffement. Le jour de la Pentecôte, l’Esprit est venu comme un « vent impétueux » (Actes 2. 2).

L’Esprit Saint est le « Pneuma », le Souffle de vie, le Grand courant d’air divin qui vient purifier notre atmosphère intérieure. C’est une invitation à vivre une nouvelle Pentecôte personnelle : laisser le vent de Dieu entrer dans nos chambres hautes verrouillées pour en chasser les odeurs de renfermé, la poussière des rancœurs et les toxines de nos soucis.

Pour maintenir cet air pur, nous avons une part à jouer : choisissons de mieux respirer. Le roi David avait pris une décision radicale : « Je ne mettrai rien de mauvais devant mes yeux. »(Psaume 101. 3). C’est le premier filtre : savoir détourner le regard de ce qui nous pollue.

Et pour remplir nos poumons spirituels, l’apôtre Paul nous donne la recette d’une atmosphère saine :

«Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable… soit l’objet de vos pensées. » (Philippiens 4. 8)

En ce mois de Pentecôte, identifions une source de « pollution » (une mauvaise habitude, un compte social toxique, une amertume) et demandons au Saint-Esprit de venir balayer cela par son souffle.

Ouvrons grand les fenêtres de notre cœur. Respirons à nouveau l’air pur de la grâce de Dieu ! Avec mes meilleures pensées fraternelles,

Avec mes meilleures pensées fraternelles

Raymond Ruffe

Categories:

Tags:

Comments are closed